répétition

nom féminin
(latin repetitio) Action de reproduire plusieurs fois, dans un texte, la même idée, le même mot.
Réitération d'une même action ; retour d'un même fait.
Vieux. Leçon particulière donnée par un professeur à un ou plusieurs élèves.
Séance de travail au cours de laquelle on étudie un spectacle, un rôle, un concert, etc., avant de le présenter au public.
À répétition, se dit d'un mécanisme susceptible de fonctionner plusieurs fois de suite : Sonnerie à répétition ; se dit, familièrement, de ce qui se répète trop : Des ennuis à répétition.
Cours de répétition, en Suisse, chacune des périodes annuelles de service militaire accomplies après l'école de recrues.

Armement
Arme à répétition, arme à feu dont la vitesse de tir est augmentée par le chargement automatique des munitions dans la chambre. (Synonymes : arme à chargement automatique ou arme semi-automatique.)
Beaux-arts
Copie d'une œuvre exécutée par l'auteur ou sous sa direction.
Chemin de fer
Répétition des signaux, ensemble de dispositifs assurant, à bord d'un engin moteur, ou d'un véhicule équipé pour la conduite, la retransmission ponctuelle au conducteur des indications données par les signaux à distance sur la voie.
Droit
Répétition de l'indu, action en restitution de l'indu.
Géodésie
Méthode de répétition, méthode de mesure des angles qui permet d'éliminer les erreurs systématiques de division et les erreurs accidentelles de lecture. (Elle utilise un cercle répétiteur, grâce auquel on peut additionner les mesures successives d'un même angle faites à l'aide d'un théodolite. En divisant la valeur finalement obtenue par le nombre de visées effectuées, on obtient l'angle cherché.)
Mathématiques
Rotation qui laisse globalement invariante une figure et dont une puissance est égale à l'application identique.
Musique
Reprise d'un fragment mélodique ou rythmique, d'une phrase, d'une période ou de tout un morceau.
Psychanalyse
Compulsion de répétition, tendance postulée par S. Freud comme étant une manifestation de la pulsion de mort et dont la répétition du symptôme est un exemple.

RHÉTORIQUELa répétition constitue l'aspect principal de la cohésion textuelle ; partant, la « fonction poétique » et l'élocution rhétorique se prennent à multiplier les possibilités de répétition, et sur tous les plans (assonance, allitération, rime, accent, etc.). Le rythme du discours s'y fonde. Même la morphologie s'offre pour faciliter la répétition (polyptote) – en témoignent ces deux vers de Shakespeare (exorde de Marc Antoine, dans Jules César, cité par R. Jakobson) : « I speak not to disprove what Brutus spoke, / But here I am to speak what I do know. » Le processus métaphorique n'est pas fondamentalement différent.D'autres aspects de la répétition s'articulent aux règles de progression qui spécifient les places fixes dans la phrase (thème - transition - rhème, pour la phrase déclarative). Alors l'anaphore rhétorique répète un syntagme en position initiale, tandis que l'épiphore utilise la position finale. On mentionnera aussi la concaténation, parce qu'elle se fonde sur la complémentarité des règles de cohésion et des règles de progression : le syntagme en position finale (rhème) se trouve répété, dans la phrase suivante, en position initiale (thème) : « C'est une conjoncture fatale où le plaisir est autorisé par l'usage ; l'usage soutenu par des exemples qui tiennent lieu de loi ; les exemples facilités par la puissance : et la puissance, mise en œuvre par les emportements de l'âge, par toute la vivacité du cœur » (Massillon).Dans la poésie antique, la répétition fonctionne comme une hyperbole, et marque l'intensité : « il gémit à trois reprises » signifie « il gémit beaucoup » ; on rencontre souvent, dans les textes grecs, un verbe et son complément faisant pléonasme : « elle danse une danse... ».D'autre part, au niveau du récit, la répétition de situations ou d'épisodes (annonces, reprises, retours en arrière) permet de distinguer (G. Genette, Figures III) un récit répétitif d'un récit singulatif – le cas extrême étant à l'image du morceau de musique que l'on reprend da capo (« du début »), le texte qui se boucle sur lui-même (formule chère aux comptines, mais aussi, quoique diversement, à Joyce, à Roussel, à Proust et à Ionesco).→ rhétorique, figure
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