observation

nom féminin
(latin observatio, -onis) Fait de pratiquer les prescriptions d'une loi, d'une règle, etc. : L'observation du règlement.
Action de regarder attentivement les phénomènes, les événements, les êtres pour les étudier, les surveiller, en tirer des conclusions, etc. : Un poste d'observation.
Compte rendu, remarques, réflexions de quelqu'un qui a observé, étudié quelque chose : Consigner ses observations sur un registre.
Remarque nuancée de reproche, légère réprimande : À son troisième retard, on lui a fait une observation.
Objection que l'on fait à quelqu'un, à quelque chose ; remarque faite aux propos de quelqu'un : Ce discours appelle plusieurs observations.
Esprit d'observation, penchant à observer, capacité particulière à relever les détails caractéristiques.

Astronautique
Satellite d'observation, satellite artificiel permettant d'obtenir des vues de la Terre depuis l'espace par des techniques variées (photographie dans le visible ou l'infrarouge, imagerie radar, etc.).
Industrie
Observation instantanée, technique d'étude d'un phénomène en notant son état à des intervalles de temps pris au hasard. (Elle permet de connaître, par exemple, la proportion du temps de marche d'un ensemble de machines, le degré d'occupation d'un employé au cours de la journée, etc.)
Marine
Détermination de la hauteur, de l'azimut d'un astre au moyen d'un instrument (sextant, théodolite, etc.).
Médecine
Document dans lequel est décrit le cas d'un malade.
Surveillance d'un malade pendant un temps donné afin de permettre au médecin de préciser ou d'infirmer un diagnostic incertain.
Militaire
Surveillance systématique des activités de l'ennemi.

Les satellites d'observation de la terreL'observation de la Terre est devenue l'un des champs d'application privilégiés des satellites. Des dizaines d'engins spatiaux scrutent désormais en permanence l'atmosphère ou la surface de notre planète à des échelles variées. Ces satellites couvrent les besoins de la météorologie, de la climatologie, de l'océanographie, de la cartographie, de l'agriculture, de l'aménagement du territoire, de la gestion des ressources naturelles, du renseignement militaire, etc. MétéorologieCe sont les données recueillies par un satellite météorologique américain, Nimbus 7, qui ont pour la première fois attiré l'attention, en 1985, sur la diminution alarmante de la teneur en ozone de la stratosphère (le « trou d'ozone »). Depuis lors, les préoccupations relatives à la protection de l'environnement et aux incidences des activités humaines sur l'évolution du climat ont conduit à développer de nombreux programmes spatiaux. L'observation de la Terre depuis l'espace offre la possibilité d'étudier à l'échelle globale et de façon continue l'atmosphère, les océans et les terres émergées, avec l'espoir de mieux comprendre leurs interactions complexes qui sont à la base des mécanismes du climat. Les missions spatiales représentent désormais une composante majeure des programmes internationaux de recherche visant à décrire, comprendre et modéliser les processus essentiels qui régissent le système géosphère-biosphère et à mieux apprécier l'influence des activités humaines sur le climat. Dans le prolongement du programme ERS, l'ESA a développé le satellite européen d'observation de la Terre et de surveillance de l'environnement Envisat, lancé en 2002, qui apporte une contribution essentielle au programme GMES (Initiative de surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité). DéfenseSi l'observation de la Terre depuis l'espace connaît de nombreuses applications civiles, elle joue aussi un rôle important pour les besoins de la défense.Aux États-Unis, l'US Air Force dispose de son propre réseau de satellites météorologiques, DMSP (Defense Meteorological Satellites Program). Lors de la guerre du Golfe, en 1991, ces engins ont aidé à la planification des opérations militaires, permis d'évaluer certains risques particuliers tels que les tempêtes de sable et permis également de détecter et de suivre les fumées des puits de pétrole incendiés. Les satellites sont devenus des outils précieux pour recueillir des renseignements d'ordre tactique ou stratégique. Cette application, la reconnaissance, permet aux responsables militaires et au gouvernement des puissances qui y ont recours d'obtenir discrètement des informations sur les équipements militaires et les grands équipements technologiques des autres pays, et de surveiller les mouvements de troupes et de matériels, les zones de conflits, etc. Tous les grands conflits des dernières décennies (guerres israélo-arabes, guerre Irak-Iran, conflit d'Afghanistan, guerres du Golfe et de Yougoslavie…) ont été étroitement surveillés par des satellites de reconnaissance photographique. Aujourd'hui, les satellites les plus performants fournissent des images sur lesquelles on peut distinguer des détails d'une dizaine de centimètres seulement. Les premiers satellites de reconnaissance photographique ont été lancés au début des années 1960, par les États-Unis et l'ex-URSS. Les Américains utilisèrent d'abord des satellites Discoverer, dotés d'une caméra à haute résolution dont le film revenait au sol dans une capsule munie d'une rétrofusée, qui pouvait être récupérée à l'aide d'un avion pendant sa descente en parachute ; et des satellites SAMOS (Satellite And Missile Observation System), équipés pour transmettre leurs images par radio chaque fois qu'ils survolaient les États-Unis. À partir de 1971, ils disposèrent de satellites Big Bird, évoluant entre 160 et 250 km d'altitude et recueillant d'une part des images à moyenne résolution transmises au sol par radio, d'autre part des images à haute résolution (quelques décimètres) envoyées au sol dans des capsules récupérables, chaque satellite disposant de six capsules larguées successivement à des intervalles de trois à quatre semaines. Depuis la fin des années 1970, les Big Bird sont remplacés par les engins de la famille Key Hole (KH), à l'orbite plus haute (plus de 300 km) qui leur confère une durée de vie plus longue (deux ans environ). Ils transmettent leurs images au sol sous forme numérisée (donc, sans aucune dégradation) et possèdent, par ailleurs, des détecteurs opérant dans l'infrarouge. Dans l'ensemble du programme spatial de l'ex-URSS, les satellites de reconnaissance photographique constituent, de loin, la famille la plus nombreuse : plusieurs centaines ont été lancés depuis 1962 dans le cadre du programme Cosmos. À la différence des Américains, les Soviétiques, jusque dans les années 1980, ont utilisé exclusivement la technique de récupération des clichés obtenus par leurs satellites. Cette procédure leur permettait d'obtenir des clichés de très bonne qualité avec des caméras classiques, à défaut de maîtriser les technologies optiques et électroniques nécessaires à la transmission au sol d'images par radio. Mais, comme les satellites concernés avaient un périgée très bas (pour accroître la résolution des images), leur durée de vie était très courte (une douzaine de jours, en moyenne), et il fallait donc en lancer beaucoup pour assurer une surveillance permanente. Il a fallu attendre 1983 pour que l'ex-URSS dispose de satellites de reconnaissance photographique ayant une durée de vie de plusieurs mois et capables de transmettre leurs images par radio. La France, forte de l'expérience acquise avec les plates-formes Spot, a développé les satellites Hélios. Décidé en 1986, réalisé en coopération avec l'Italie et l'Espagne, chacun des trois pays disposant sur son territoire de ses propres installations de réception et de traitement des images, le programme Hélios 1, développé en synergie avec Spot 4, comporte deux satellites, lancés respectivement en 1995 et en 1999. La continuité du service sera assurée par le programme Hélios 2, engagé en 1995 et auquel sont venues se joindre en 2001 l'Allemagne et la Belgique. Celui-ci comportera également deux satellites, mais qui bénéficieront de plusieurs améliorations : l'adjonction d'un moyen d'observation infrarouge autorisera la surveillance nocturne et la détection des activités sur les sites observés, les prises de vues seront plus nombreuses et les images obtenues présenteront une meilleure résolution. Le lancement du premier satellite, Hélios 2A, est prévu en 2004.Comme dans le domaine civil, l'observation radar est indispensable pour assurer une surveillance « tous temps » et de jour comme de nuit. De 1967 à 1988, l'URSS a ainsi lancé des satellites – dénommés Rorsat (Radar Ocean Reconnaissance SATellite) par les Américains – pour localiser les bâtiments des flottes militaires adverses et suivre leurs déplacements en mer. Les États-Unis utilisent, pour leur part, depuis 1988, de gros satellites Lacrosse (15 t environ), dont les images radar auraient une résolution de 1 à 5 m pour une largeur couverte de 20 km. En Europe, l'Allemagne développe une constellation de cinq satellites d'imagerie radar, SAR-Lupe, dont la mise en orbite est prévue entre 2005 et 2007, et l'Italie a engagé le programme Cosmo-Skymed (4 satellites d'imagerie radar, lancés entre 2005 et 2007), dont les images doivent faire l'objet d'un échange avec celles qu'obtiendra la France grâce à son programme Pléiades (2 satellites d'imagerie optique, lancés en 2007 et 2009).
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