gymnastique

nom féminin
(latin gymnasticus, du grec gumnastikê) Ensemble des exercices physiques, pratiqués avec ou sans agrès et engins légers, et destinés à assouplir, développer ou rééduquer le corps.
Sport de compétition comportant des mouvements libres et imposés aux épreuves avec agrès (anneaux, barres asymétriques, barre fixe, poutre, table de saut, cheval d'arçons) ou sans agrès (au sol).
Ensemble de mouvements plus ou moins acrobatiques imposés par une situation : Je dois me livrer à toute une gymnastique pour attraper ce dossier.
Action de tirer parti au maximum de toutes ses facultés intellectuelles pour faire face à une situation ; exercice imposé dans cette situation : Ce jeu oblige à une gymnastique de l'esprit.
Gymnastique oculaire, exercices des muscles de l'œil destinés à améliorer leur fonctionnement ou à corriger certaines imperfections.
Gymnastique orthopédique, gymnastique médicale s'adressant aux déviations qui ne sont pas immédiatement réductibles par suite de la raideur des articulations vertébrales et de la rétraction de certains muscles (scolioses, cyphoses dorsales et lordoses lombaires, par exemple). [Le promoteur de ces techniques gymniques a été le Suédois Ling (1776-1839).]
Gymnastique rythmique (G.R.), discipline (olympique depuis 1984) essentiellement féminine, se pratiquant avec accompagnement musical et utilisant des engins légers tels que ballons, cerceaux, cordes, massues, rubans.
Pas (de) gymnastique, pas de course régulier et cadencé.

IntroductionDiscipline dont les origines remontent à la plus haute antiquité, la gymnastique est aussi le premier sport structuré de l'ère moderne et une activité universelle. Autant artistique que sportive, elle permet au corps humain de rechercher la plus grande mobilité dans l'espace, parfois au moyen d'appareils et d'engins spécifiques et en exécutant des exercices toujours plus complexes.HistoriqueOriginesLe geste sportif exprimé par le gymnaste a été dès la naissance de la discipline, et est toujours, un aboutissement, l'illustration de ce que l'athlète est capable de créer avec son corps et son esprit, sans artifice, en un geste pur, pour tenter d'atteindre la perfection à laquelle il aspire. Dans son histoire, la gymnastique est un sport de compétition qu'il ne faut pas confondre avec l'éducation physique, que chacun a pratiquée à l'âge scolaire. L'étymologie (du grec gumnos, « nu ») de son nom nous rappelle que, dès l'Antiquité, les précurseurs la pratiquaient nus. Ils avaient alors des motivations esthétiques, thérapeutiques, sportives et militaires. Ainsi à Rome, les selles des chevaux étant dépourvues d'étriers, les cavaliers devaient apprendre à monter et à descendre de leurs montures en pratiquant sur des chevaux de bois des exercices confinant à la voltige. D'où l'origine du cheval d'arçons.Au Moyen Âge, la gymnastique se fait plus discrète : l'Église, qui voit dans les acrobaties des manifestations démoniaques, interdit toute forme d'expression corporelle. C'est à partir de la Renaissance que le corps se libère – avec les saltimbanques – qui introduisent les anneaux, les jongleurs et les acrobates dont les spectacles sont appréciés du public des foires. En 1599, Archangelo Tuccaro, ancien jongleur à la cour de Charles IX et surnommé « le Saltarin du roy », compose le premier traité d'acrobatie, les Trois Dialogues de l'exercice de sauter et de voltiger en l'air. L'exercice physique est réhabilité sous la plume d'auteurs célèbres, Rabelais (Gargantua), Montaigne (Essais), Jean-Jacques Rousseau (Émile) ou le pédagogue suisse Pestalozzi. Tous insistent sur son rôle éducatif et la contribution de la gymnastique à l'équilibre, l'harmonie du corps et de l'esprit : Rabelais, par exemple, conçoit des exercices à la barre fixe. D'Allemagne proviennent les barres parallèles, mises au point au XIXe s. par Friedrich Jahn, qui fonda la première école de gymnastique, en 1811, dans le but de forger le patriotisme de la jeunesse allemande par l'exercice physique.Au cours du même siècle, la gymnastique devient une tradition militaire en France grâce à l'action du colonel François Amoros, qui fonde l'école militaire de Joinville, tandis qu'avec la « gymnastique du plancher » H. Triat attire la bonne société dans son gymnase de l'avenue Montaigne. En 1873, Eugène Paz, un disciple de Triat, fonde la première fédération française de gymnastique, l'Union des sociétés de gymnastique de France, répondant à la prière du général Chanzy – « Faites-nous des hommes, nous en ferons des soldats » – , qui souhaite armer les Français pour la revanche future. Toutes ces sociétés, qui avaient pour noms, notamment, « En Avant la Vaillante » ou « la Patriote », étaient donc exclusivement masculines. Toutefois, en Suisse et en Allemagne, à la même époque, on se préoccupe de l'exercice physique des femmes et des sociétés de gymnastique féminines voient le jour. En France, il faudra attendre les années 1910 pour que se créent les premières sociétés exclusivement féminines, comme l'Églantine de Lyon.En 1881, le Belge Nicolas Cupérus crée à Liège la première fédération internationale, le Bureau des Fédérations européennes de gymnastique (F.E.G.). Quinze ans plus tard, la gymnastique masculine est inscrite comme invitée aux jeux Olympiques d'Athènes. Dix-huit gymnastes de cinq nations se partagent les titres individuels. En 1903, un tournoi international, qui tient lieu de Championnat du monde masculin, est organisé à Anvers. En 1908, à Londres, la F.E.G. participe pour la première fois aux jeux Olympiques en qualité de fédération sportive responsable de sa discipline. En 1921, la F.E.G. devient la Fédération internationale de gymnastique (F.I.G.). En 1928, les gymnastes féminines, vêtues de jupes courtes et appartenant à cinq nations différentes, participent à leurs premiers jeux Olympiques, à Amsterdam. Six ans plus tard, à Paris, elles disputent le premier Championnat du monde féminin.Après la Seconde Guerre mondiale, la gymnastique retrouve ses droits. En 1953, la première Gymnaestrada se déroule à Rotterdam : ce festival international de la gymnastique, d'où toute forme de compétition est exclue, réunit tous les quatre ans plusieurs milliers de gymnastes.En 1963, à Budapest, a lieu le premier Championnat du monde de gymnastique moderne. Douze ans plus tard, cette gymnastique moderne prend le nom de « gymnastique rythmique et sportive » (G.R.S), discipline exclusivement féminine. En 1984, elle est introduite aux jeux Olympiques de Los Angeles. On l'appelle maintenant couramment la gymnastique rythmique (G.R.).En 1998, La F.I.G. comptait 124 fédérations affiliées et quelque 25 millions de licenciés auprès d'une fédération nationale. Elle se situe donc parmi les plus grandes fédérations sportives internationales.L'organisation des compétitionsIntroductionLa gymnastique comprend jusqu'à présent exclusivement trois disciplines olympiques : la gymnastique artistique masculine (G.A.M.), la gymnastique artistique féminine (G.A.F.) et la gymnastique rythmique (G.R.).Il existe une autre forme d'expression gymnique associant la danse et la gymnastique, l'aérobic sportif, qui se pratique sur une musique très rythmée, et qui dispose de son propre championnat du monde depuis 1995.Les compétitions de gymnastique artistiqueIntroductionLes compétitions de gymnastique artistique masculine et de gymnastique artistique féminine se déroulent en trois temps : le concours par équipes, le concours général, les finales par agrès.Le concours par équipes (concours I)Les gymnastes en lice (5 ou 6 par équipe) concourent à tous les agrès : pour les hommes, anneaux, barre fixe, barres parallèles, cheval d'arçons, table de saut et exercices au sol ; pour les femmes, barres asymétriques, poutre, table de saut et exercices au sol. Les trois ou quatre meilleures notes sont prises en compte pour la note totale de l'équipe. Les six meilleures équipes participent à la finale du concours par équipes. Ce concours est qualificatif pour les concours II et III.Le concours général (concours II)Ce concours individuel regroupe, selon les compétitions, les 24 ou 36 meilleurs gymnastes au total des épreuves du concours I, avec un maximum de deux gymnastes par pays. Ce concours couronne les athlètes les plus complets.Les finales par agrès (concours III)Ce concours regroupe les huit meilleurs gymnastes à chaque agrès du concours I, avec un maximum de deux gymnastes par agrès et par pays. Ce concours récompense les meilleurs de chaque spécialité, six chez les hommes et quatre chez les femmes.Les compétitions de gymnastique rythmique (G.R.)IntroductionLa gymnastique rythmique se déroule aussi en trois temps : le concours par équipes, le concours individuel multiple et les finales par engins.Le concours par équipes (concours I)Toutes les gymnastes concourent aux engins (ballon, cerceau, corde, massues, ruban). Les huit meilleures équipes participent à la finale du concours par équipes.Le concours individuel multiple (concours II)Les 26 ou 30 meilleures gymnastes du concours I participent à la finale individuelle multiple. Le classement est obtenu par l'addition des quatre notes obtenues aux engins.Les finales par engins (concours III)Les huit meilleures gymnastes (deux par pays au maximum) du concours I à chacun des quatre engins (sur les cinq existants) – cerceau, corde, massues et ruban – disputent les finales par engin. Lors des principales compétitions internationales, les finales par engins ne concernent que quatre des cinq engins existants. Les quatre engins sont choisis, et donc changent, à chaque manifestation. Les classements sont déterminés par les notes obtenues lors de chaque finale.Les performances des gymnastes ne sont pas notées en fonction d'un temps ou d'une distance, mais jugées selon un barème, ou code de pointage, dont les règlements sont propres à chacune des épreuves concernées. Les gymnastes sont notées sur l'aspect technique et la difficulté des exercices qu'elles présentent et sur la perfection de leur exécution.Les caractéristiques des différentes épreuvesLa gymnastique artistique masculine (G.A.M.)IntroductionLa gymnastique comprend six types d'épreuves, ou agrès : les anneaux, la barre fixe, les barres parallèles, le cheval d'arçons, la table de saut (qui a remplacé le saut de cheval) et les exercices au sol.Les anneauxIls sont suspendus (à 2,75 m du sol) à un portique de 5,75 m de haut (la hauteur des engins est mesurée depuis la surface des tapis de réception). Un exercice aux anneaux doit inclure une variété de mouvements montrant force, appui et équilibre du gymnaste. Celui-ci doit en outre présenter une série de mouvements et d'immobilisations, en alternant les éléments avant et arrière. L'exercice se conclut avec une sortie acrobatique.La barre fixeLongue de 2,40 m, la barre fixe est située à 2,75 m du sol. Le gymnaste doit effectuer des rotations limpides et continues, sans toucher la barre avec son corps. Il doit réaliser des changements de prises, des rotations avant et arrière, quitter et ressaisir la barre. Les sorties font partie intégrante de l'exécution et sont souvent acrobatiques et spectaculaires.Les barres parallèlesElles sont situées à 1,75 m du sol. Leur distance est réglable (de 42 à 52 cm). Comme les anneaux, les barres exigent de l'athlète une combinaison de mouvements balancés et tendus. Il doit parcourir toute la longueur des barres et travailler tant au-dessous qu'au-dessus de celles-ci. Dans un exercice, le balancement devrait être l'élément dominant.Le cheval d'arçonsLe cheval d'arçons est un gros bloc de bois ou d'acier, de 1,60 m de long, rembourré et recouvert de cuir ou d'une matière synthétique similaire. Il mesure 1,15 m de haut et comporte en son milieu deux larges poignées pour prendre appui, les arçons. La distance entre les arçons est de 40 à 45 cm. L'exercice au cheval d'arçons doit présenter un mouvement régulier et continu, alternant les balancements circulaires, les ciseaux, les cercles avec les deux jambes tout en utilisant toutes les parties du cheval.La table de saut La table est un gros bloc de bois ou d'acier, rembourré et recouvert de cuir ou de matière synthétique, mesurant 1,35 m de haut et 1,60 m de long. Elle est placée longitudinalement à une piste d'élan de 25 m de long ; le gymnaste doit la franchir dans le sens de la longueur en prenant appel sur un tremplin en bois croisé ou recourant à des mécanismes à ressorts qui offrent une bonne élasticité. Chaque saut, qui possède un coefficient correspondant à son niveau de difficulté, doit montrer des mouvements clairs, en combinant hauteur et longueur et une, voire plusieurs rotations. Il se conclut par une réception contrôlée.Les exercices au solLe praticable est une surface carrée de 12 m de côté (dimension du côté de la surface d'évolution proprement dite). Entouré d'une bande de sécurité de 1 m, il est constitué d'un plancher dynamique formé de deux plaques de bois séparées de cubes de mousse et recouvert d'une mousse dynamique. Souple et élastique, il doit absorber l'énergie des mouvements des gymnastes et amortir les chocs. Le revêtement ne doit pas provoquer de brûlure par frottement. Les exercices au sol doivent contenir des mouvements qui témoignent de la force, de la souplesse et de l'équilibre du gymnaste. Chaque exercice doit enchaîner différents mouvements, comme les sauts et les vrilles. Toute la surface du praticable doit être utilisée et le programme doit comporter une touche personnelle, tant en composition qu'en exécution. Le temps de l'épreuve est compris entre 50 et 70 secondes.La gymnastique artistique féminine (G.A.F.)IntroductionLa gymnastique féminine comprend quatre types d'agrès : les barres asymétriques, la poutre, la table de saut (qui a remplacé le saut de cheval) et les exercices au sol.Les barres asymétriquesLes barres asymétriques sont maintenues par des haubans. Elles sont constituées d'une barre supérieure située à 2,40 m du sol et d'une barre inférieure située à 1,60 m, sur lesquelles la gymnaste doit évoluer. Des écarteurs situés de chaque côté des barres permettent aux gymnastes de régler l'écartement de 100 à 160 cm. Les mouvements balancés sont prédominants à cet appareil. L'exercice doit comprendre des mouvements continus dans les deux directions, au-dessus et au-dessous des barres. Des éléments avec rotations et saltos, des changements de prises multiples, des phases avec envol élevé sont requis pour obtenir une note maximale.La poutreLa poutre mesure 10 cm de large, 5 m de long et elle est située à 1,20 m du sol. Un exercice sur la poutre doit être une combinaison d'éléments acrobatiques, de sauts, de tours, de séquences de pas, d'ondes et d'éléments d'équilibre en position debout, assise et couchée. La gymnaste doit utiliser toute la longueur de la poutre. L'exercice est caractérisé par l'élégance, la flexibilité, le rythme, le tempo, l'équilibre, la confiance et la maîtrise. Les séries d'éléments acrobatiques avec sortie sont très spectaculaires. La durée maximale d'un exercice à la poutre est de 1 min 3 s.La table de sautLa table, qui a 1,25 m de haut, est posée longitudinalement à la piste d'élan de 25 m de longueur. On la franchit après avoir effectué éventuellement une figure et pris son appel sur un tremplin semi-élastique. Chaque saut possède sa propre valeur en fonction de sa difficulté. L'exercice de la table de saut est caractérisé par de grandes amplitudes des différentes phases, des tours exécutés avec précision, une ouverture dynamique de la position carpée ou groupée. La réception sur les tapis en mousse doit être bien contrôlée. La note du saut résulte de la moyenne des notes des deux sauts que le gymnaste doit effectuer.Les exercices au solLe praticable est un carré de 12 m de côté (surface d'évolution proprement dite), entouré d'une bande de sécurité de 1 m. Il est constitué d'un plancher dynamique formé de deux plaques de bois séparées de cubes de mousse et recouvert d'une mousse dynamique. Il doit absorber l'énergie de mouvement et amortir les chocs. Le revêtement ne doit pas provoquer de brûlure par frottement. Les exercices au sol, réalisés sur fond musical pour souligner la prestation, contiennent des mouvements de danse qui alternent avec des séquences acrobatiques. Ils permettent l'expression des qualités esthétiques et acrobatiques des gymnastes. Toute la surface du praticable doit être utilisée. Le rythme, la vitesse et l'humeur du programme doivent varier. Individualité, originalité, maturité, maîtrise et exécution artistique sont nécessaires pour obtenir une note élevée.La gymnastique rythmique (G.R.)HistoriqueLa gymnastique rythmique, discipline exclusivement féminine, associe des aspects chorégraphiques et athlétiques. Ses origines lointaines sont difficiles à cerner. Elle était déjà pratiquée au siècle passé, sous la forme de gymnastique de groupe, et présentait quelques éléments chorégraphiques de base. Au gré du temps, ses structures se sont développées, affinées et orientées vers une forme de compétition sportive originale et exclusive. Cette discipline s'articule autour de principes et de règles simples, claires et rédigées dans le seul souci de favoriser la créativité des gymnastes et de préserver l'objectivité du jugement.En 1963, Budapest organise un tournoi international. Un an plus tard, le tournoi de Budapest est déclaré officiellement premier Championnat du monde de G.R. (alors appelée G.R.S.). Ludmila Savinkova (U.R.S.S.) entre dans l'histoire et devient la première championne du monde de la spécialité. En 1984, la Canadienne Lory Fung est la première gymnaste de G.R.S. à conquérir un titre olympique (Los Angeles). Aux Jeux du centenaire, à Atlanta (1996), c'est l'Espagne qui obtient le premier titre olympique par équipe dans cette spécialité.Aujourd'hui, la gymnastique rythmique connaît un essor spectaculaire auprès de la jeunesse et trouve un écho impressionnant auprès des médias et du public. Les raisons de ce succès sont simples. La G.R. met en scène des jeunes femmes expressives, des artistes rompues à la fois à la technique du maniement d'engins et simultanément à la parfaite maîtrise de l'expression corporelle.La sallePour les manifestations officielles de la Fédération internationale de gymnastique (F.I.G.), la salle doit avoir une hauteur d'au moins 8 m. Le praticable de 13 m × 13 m est entouré d'une bande de sécurité de 1 m de large. Élastique et stable à la fois, il absorbe l'énergie des mouvements et amortit les chocs. Son revêtement ne doit pas provoquer de brûlure par frottement. Tous les exercices sont accompagnés de musique. Musique et gymnastique doivent former une seule unité homogène, en évitant la banale juxtaposition d'extraits musicaux.Le ballonIl est en caoutchouc ou en matière synthétique, mesure de 18 à 20 cm de diamètre et pèse 400 g au minimum. Le ballon est le seul engin à n'autoriser aucune prise physique. Il est en parfaite symbiose et dans une relation plus sensuelle avec le corps. Les lancers, violents et spectaculaires, contrastent avec la douceur et la précision des réceptions.Le cerceauIl est en bois ou en matière synthétique, d'un diamètre intérieur de 80 à 90 cm. Il pèse au minimum 300 g. Le cerceau doit être rigide, d'une structure non déformable. Le cerceau trace un espace. Cet espace, ce volume sont abondamment utilisés par la gymnaste, coupant le cerceau, ou évoluant à l'intérieur du cercle. Sa manipulation nécessite de fréquents changements de prises, d'où une exigence de coordination. La forme du cerceau favorise les roulers, les passages dans l'engin, les rotations et les renversements.La cordeL'engin est en chanvre ou constitué d'une matière synthétique. Sa longueur est proportionnelle à la taille de la gymnaste. La corde n'a pas de poignées mais un nœud à chaque extrémité. Les figures techniques peuvent être réalisées corde tendue ou pliée, d'une ou des deux mains, avec ou sans changement de main. La relation de l'engin avec la gymnaste est plus violente. Souvent, la corde donne l'image de l'agresseur s'emparant de la gymnaste, l'enlaçant. Souplesse et agilité, teintées de grâce, ont toujours raison de cette agression.Les massuesElles sont en bois ou constituées de matière synthétique. Elles mesurent de 40 à 50 cm de long et pèsent un minimum de 150 g chacune. Avec les massues, les gymnastes exécutent moulinets, rouleaux, circonvolutions, lancers et autant de figures asymétriques en les combinant avec les figures variées de la technique sans engin. L'utilisation des massues privilégie le travail rythmique, la coordination psychomotrice et requiert une précision d'horloger. Les massues sont un engin particulièrement apprécié des ambidextres.Le rubanLa hampe (de 1 cm de diamètre et de 50-60 cm de long) est généralement en bois, en bambou, en plastique ou en fibre de verre. Le ruban est le plus souvent en satin ou en un dérivé non amidonné. Il pèse 35 g au maximum et mesure de 4 à 6 cm de large et 6 m de long au minimum. Engin déformable, long et léger, le ruban dessine des formes dans l'espace. Les figures sont exécutées à des amplitudes et à des rythmes différents. Serpentins, spirales et lancers forment l'essentiel des jeux de ruban.Les grandes épreuvesJeux Olympiques (palmarès au 1 er juillet 1998)Depuis 1896, la gymnastique artistique masculine est présente aux jeux Olympiques avec des programmes qui ont évolué. La gymnastique artistique s'est féminisée aux Jeux de 1928. La G.R. est, elle, apparue aux Jeux en 1984.Championnats du mondeGymnastique artistique hommes (championnats créés en 1903) Gymnastique artistique femmes (championnats créés en 1934) G.R. (championnats créés en 1963) Championnats d'EuropeGymnastique artistique hommes (championnats créés en 1955) Gymnastique artistique femmes (championnats créés en 1957) G.R. (championnats créés en 1978) Championnats de FranceGymnastique hommes Gymnastique femmes G.R. Les grands gymnastesHommesAndrianov (Nikolaï) [U.R.S.S., né en 1952]Gymnaste.Champion olympique au sol (1972, 1976), au concours général et aux anneaux (1976), au saut de cheval (1976, 1980) et par équipes (1980) ; champion du monde aux anneaux (1974, 1978), au concours général (1978) et par équipes (1979). En 1977, il réalisa le premier double salto arrière tendu au sol et la première sortie de la barre fixe en double salto arrière tendu.Artemov (Vladimir) [U.R.S.S., né en 1964]Gymnaste.Champion du monde aux barres parallèles (1983, 1987, 1989) ; champion olympique au concours général, à la barre fixe, aux barres parallèles et par équipes (1988).Azarian (Albert) [U.R.S.S., né en 1929]Gymnaste.Champion olympique aux anneaux (1956, 1960) et par équipes (1956) ; champion du monde aux anneaux et par équipes (1954, 1958).Bruckner (Roland) [R.D.A., né en 1955]Gymnaste.Champion du monde (1979) et champion olympique (1980) au sol.Cerar (Miroslav) [Yougoslavie, né en 1939]Gymnaste.Champion olympique au cheval d'arçons (1964, 1968).Chechi (Youri) [Italie, né en 1969]Gymnaste.Champion d'Europe (1990, 1992, 1994, 1996), champion du monde (1993, 1994, 1995, 1996, 1997) et champion olympique (1996) aux anneaux.Chtcherbo (Vitali) [Biélorussie, né en 1972]Spécialiste de gymnastique artistique.Championne du monde au concours général et au saut de cheval (1995) ; championne olympique au concours général et au sol (1996).Retton (Mary Lou) [États-Unis, née en 1968]Spécialiste de gymnastique artistique.Championne olympique du concours général en 1984.Serabrianskaïa (Ekaterina) [Ukraine, née en 1977]Spécialiste de gymnastique rythmique.Championne olympique de G.R. (1996) et championne du monde (1995) au concours général.Touritcheva (Ludmilla) [U.R.S.S., née en 1952]Spécialiste de gymnastique artistique.Championne olympique par équipes (1968, 1972, 1976) et au concours général (1972) ; championne du monde au concours général (1970, 1974).Vitrichenko (Elena) [Ukraine, née en 1976]Spécialiste de gymnastique rythmique.Championne du monde de G.R. au concours général (1997), au ballon (1994), aux massues (1997), au cerceau (1997), à la corde (1997 et 1999) et au ruban (1995, 1996, 1997).Yourchenko (Natalia) [U.R.S.S., née en 1965]Spécialiste de gymnastique artistique.Championne du monde au concours général (1983) et par équipes (1983, 1985). En 1982, elle réalisa le premier saut par rondade au saut de cheval.
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