échange

nom masculin

Cet article fait partie du DOSSIER consacré à la mondialisation.

Action, fait d'échanger quelque chose, quelqu'un contre quelque chose, quelqu'un d'autre ; troc : Procéder à l'échange des prisonniers.
Action de s'adresser, de s'envoyer réciproquement des choses : Échange de coups de feu.
Commerce, opération commerciale entre plusieurs pays (surtout pluriel) : Les échanges internationaux.
Communication réciproque de renseignements, de documents, etc. : Échange de vues.
Fait d'envoyer son enfant dans une famille d'un pays étranger, pour qu'il apprenne la langue, et de recevoir chez soi en contrepartie l'enfant de cette famille.
Échanges (culturels), ensemble de réunions, de communications d'ordre artistique, technique, scientifique, etc., qui se font entre différentes institutions de différents pays.
Échange standard, action de remplacer une pièce défectueuse d'un appareil, d'un véhicule par une pièce identique neuve ou remise à neuf.
En échange, en contrepartie, en retour, par compensation.Anthropologie Échange restreint, généralisé, type de mariage entre personnes appartenant à des groupes plus ou moins importants. Théorie de l'échange et de la réciprocité, ensemble conceptuel qui analyse les processus régissant des obligations entre parties (individus, groupes ou institutions) et pouvant porter sur tout objet (cadeaux, insultes, femmes, etc.).Biologie Échanges cellulaires, entrées et sorties de substances de tous ordres à travers la membrane cellulaire. Échanges gazeux, entrée d'oxygène, sortie de gaz carbonique et d'eau par les orifices respiratoires des animaux, ou échanges inverses liés à la photosynthèse chez les plantes vertes.Droit Convention par laquelle deux propriétaires se cèdent respectivement un bien contre un autre bien. (Les règles prescrites pour la vente s'appliquent à l'échange sauf le cas de rescision pour cause de lésion.)Économie Échange inégal, concept rendant compte de l'antagonisme entre les nations industrielles et les pays en développement. Termes de l'échange, mesure de l'évolution des prix des produits les uns par rapport aux autres ; comparaison des exportations d'un pays et de ses importations.Informatique Échange de données informatisé(es), circulation sur des réseaux d'informations d'origines diverses selon des normes spécifiées.Jeux Faire un échange, aux échecs, échanger, en prenant, des pièces de même valeur.Médecine Échange plasmatique, technique qui consiste à soustraire une quantité importante de plasma et à compenser le déficit par une solution de remplissage.Pédologie Transfert réciproque d'ions (dits échangeables) entre la solution et le complexe absorbant du sol.Sports Dans les sports de balle, jeu pour s'échauffer avant une partie ; série de balles que se renvoient les joueurs après chaque service. En boxe, série de coups entre les deux adversaires.

ÉCONOMIEHistorique des échanges internationauxDéveloppement et suprématie européenneLes échanges internationaux ont pris un essor considérable dans le courant du XIXe s. avec l'industrialisation de l'Europe, le développement des chemins de fer, le libre-échangisme britannique et l'adoption progressive de l'étalon-or comme moyen de règlement international. Jusque vers 1880, les échanges internationaux sont dominés par le Royaume-Uni, en raison de son avance industrielle, et prennent la forme d'achats de matières premières et de ventes de produits fabriqués. Le taux de croissance du commerce international est alors supérieur au taux de croissance du produit national, tant au Royaume-Uni que dans les autres parties du monde.Mais, à partir de 1880, les pratiques protectionnistes des grands États (Allemagne, France, Russie, États-Unis), visant la défense des intérêts agricoles et des « industries naissantes », conduisent à un recul, au moins relatif, de la croissance des échanges internationaux. C'est l'ère des nationalismes économiques.La suprématie de l'Europe est ébranlée par la Première Guerre mondiale et la crise de 1929, qui provoque la recrudescence du protectionnisme, voire de l'autarcie, l'abandon de l'étalon-or, la chute des prix et des dévaluations. La principale conséquence est la forte contraction du commerce mondial, dans l'ensemble plus touché que la production : les transactions internationales fléchissent en volume de 25 % entre 1929 et 1932 et, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, restent encore inférieures de 13 % au niveau d'avant la crise.La mondialisation des échangesAprès la Seconde Guerre mondiale, l'hégémonie politique et économique de l'Europe s'efface, tandis que s'affirme la puissance des États-Unis. Parallèlement à une forte expansion des économies nationales, le commerce mondial connaît un développement considérable et accéléré, lié à des facteurs politiques et économiques (retour à la paix, constitution de nouveaux types d'unions douanières, recul quasi général du protectionnisme) et techniques (progrès des transports maritimes notamment), dans un contexte de croissance, qui lui est d'ailleurs partiellement imputable. L'évolution des échanges internationaux repose ainsi sur la volonté affirmée, après 1945, par la plupart des gouvernements de favoriser le développement des échanges ; cette volonté se traduit notamment par différents accords (C.E.E, G.A.T.T.) et plusieurs cycles de négociations visant à restaurer ou à maintenir le libre-échange.Malgré la crise économique, qui s'amorce en 1973 (la flambée des prix du pétrole a des répercussions mondiales), et l'apparition dans certains pays d'un néoprotectionnisme ayant pour effet de ralentir la croissance en volume du commerce international, la mondialisation de l'économie – et des échanges – se poursuit.Exprimée en dollars, la valeur totale des échanges est multipliée par 15 entre 1960 et 1980 ; même si la progression en volume est moindre, elle demeure spectaculaire. En témoigne aujourd'hui la part des exportations dans le P.I.B. : plus de 40 % dans de petits pays développés (Belgique, Pays-Bas), plus de 20 % dans des États industrialisés au marché intérieur déjà beaucoup plus vaste (Allemagne, Italie) ; ce seuil est approché par la France, mais il est encore éloigné au Japon et aux États-Unis, qui figurent parmi les premiers exportateurs au monde. Les 20 % sont aussi (parfois largement) dépassés dans des pays en développement : États pétroliers, pays exportateurs de minerais (Jamaïque, Mauritanie, Liberia) ou de produits alimentaires tropicaux (Côte d'Ivoire, Costa Rica), fournisseurs de biens de consommation assurés par une main-d'œuvre bon marché (Singapour, Taïwan, Corée du Sud). Se dessinent alors les grands courants : échanges Nord-Sud de produits élaborés et de matières premières, mais aussi et surtout, compte tenu de la valeur des exportations, commerce entre grands pays développés (à l'intérieur de l'Union européenne, Japon, États-Unis). L'évolution des échanges internationaux est aussi périodiquement marquée par des États ou des groupes professionnels cherchant à protéger certains secteurs économiques par des contingents, des tarifs douaniers, des taxes à l'exportation, ou, plus discrètement, des normes de sécurité. Les obstacles aux échanges constituent toujours l'un des objets principaux des négociations internationales (qui se tiennent notamment dans le cadre de l'O.M.C., qui a remplacé le G.A.T.T. en 1995).Mesure des échanges internationauxL'ensemble des opérations portant sur des échanges internationaux est comptabilisé dans la balance des paiements, tandis que la balance commerciale récapitule seulement les échanges de marchandises.La balance des paiements et surtout la balance commerciale reflètent le niveau de développement, la structure d'activité et la compétitivité d'un pays. Elles déterminent la valeur de la monnaie d'un pays par rapport aux monnaies étrangères.
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