1. espace

nom masculin
(latin spatium) Propriété particulière d'un objet qui fait que celui-ci occupe une certaine étendue, un certain volume au sein d'une étendue, d'un volume nécessairement plus grands que lui et qui peuvent être mesurés.
Étendue, surface ou volume dont on a besoin autour de soi : Manquer d'espace dans une chambre trop petite.
Portion de l'étendue occupée par quelque chose ou distance entre deux choses, deux points : Laisser un espace de 2 mètres entre les deux éléments.
Étendue, surface, région : Survoler de vastes espaces désertiques.
Surface, étendue, volume destinés à un usage particulier : La cuisine devient un espace à vivre.
Domaine localisé dans lequel s'exercent certaines activités : Espace judiciaire européen.
Milieu situé au-delà de l'atmosphère terrestre et dans lequel évoluent les corps célestes : La conquête de l'espace.
Ensemble des activités industrielles se rapportant à l'exploration ou à l'exploitation de ce milieu.
Milieu extraterrestre (dans la science-fiction) : Homme venu de l'espace.
En (dans) l'espace de, pendant telle durée : Je l'ai vu trois fois en l'espace d'une semaine.
Espace aérien, partie de l'atmosphère dont un État contrôle la circulation aérienne.
Espace de temps, durée, intervalle, laps de temps : Cet espace de temps est insuffisant.
Espace naturel sensible (ENS), site naturel (forêt, prairie, sentier, etc.) ouvert au public et bénéficiant de mesures particulières de protection et d'aménagement.
Espace vert, surface réservée à un parc, un jardin public dans une agglomération.
Espace vital (calque de l'allemand Lebensraum), théorie nationaliste selon laquelle tout territoire nécessaire à l'expansion démographique et aux besoins économiques d'un État doit lui être rattaché ; espace dont on a besoin pour ne pas se sentir gêné par les autres.

Anatomie
Nom donné à certaines régions, à certains orifices, à certains interstices (espace épidural, espace clavipectoral, espace intercostal, espace sous-arachnoïdien).
Armement
Espace mort, zone de tir qui ne peut être atteinte par les projectiles.
Astronautique
Espace lointain, région de l'espace située à une distance de la Terre au moins égale à la distance Terre-Lune.
Économie
Espace économique, concept prenant en compte la localisation des activités économiques et des échanges et faisant intervenir, dans l'analyse des relations économiques, les effets de distance et de structure de l'espace géographique.
Géométrie
Ensemble des points dont la position est définie par trois coordonnées.
Informatique
Espace disque, volume total d'un disque dur ou volume restant disponible pour l'écriture et l'enregistrement de données supplémentaires.
Marine
Espaces déduits, ensemble des volumes d'habitation déduits de la jauge brute d'un navire pour obtenir la jauge nette.
Espace exclu, chacun des volumes de la coque et des superstructures d'un navire qui ne sont pas pris en compte dans le calcul de la jauge brute.
Espace fermé, chacun des volumes pris en compte dans le calcul de la jauge brute d'un navire.
Mathématiques
Ensemble sur lequel on a défini une structure (algébrique et/ou topologique).
Espace de dimension n, espace vectoriel engendré par n vecteurs indépendants.
Mécanique
Espace mort ou espace libre, fraction de volume d'un cylindre qui n'est pas balayée par le piston.
Musique
Distance qui se trouve entre deux lignes voisines, dans la portée.
Publicité
Espace (publicitaire), portion de surface ou de temps destinée à recevoir de la publicité dans les différents médias.
Achat d'espace, ensemble des opérations effectuées par une agence de publicité sur un espace publicitaire.

ASTRONAUTIQUEL'exploration – certains disent la conquête – de l'espace a commencé le 4 octobre 1957, avec le lancement du premier satellite artificiel. Depuis ont été mis sur orbite plus de 4 000 satellites, parmi lesquels des vaisseaux occupés par des spationautes.Un milieu hostileL'espace est un milieu extrêmement hostile qui se caractérise par l'absence d'atmosphère (vide spatial), des écarts de température considérables (selon qu'une surface est tournée vers le Soleil ou qu'elle se trouve dans l'obscurité, sa température peut passer de + 150 °C à − 150 °C) et la présence de rayonnements, de particules et de poussières microscopiques. Les satellites sont conçus pour résister à ces conditions hostiles ; l'homme ne peut survivre dans l'espace qu'en étant protégé par une enceinte étanche et pressurisée (vaisseau spatial et, pour les sorties extravéhiculaires, scaphandre). Tout engin spatial en mouvement orbital se trouve en état d'apesanteur (ou impesanteur), dont les conséquences sont spectaculaires dans les vaisseaux habités : les spationautes ne peuvent plus marcher, car leur poids n'est plus sensible, et les objets flottent autour d'eux s'ils ne sont pas fixés.Les puissances spatialesDepuis le début des années 1960, l'exploration du Système solaire a été entreprise par de nombreuses sondes spatiales. Toutes les planètes principales, excepté Pluton, ont été survolées au moins une fois, et des sondes se sont également mises en orbite autour des deux planètes les plus proches, Mars et Vénus, ou se sont posées à leur surface. La Lune, en raison de sa proximité, est l'astre qui a été le plus étudié ; c'est le seul corps céleste sur lequel l'homme a posé le pied (programme américain Apollo, 1969-1972). Des sondes se sont approchées de comètes ou d'astéroïdes. L'exploration de Mars se poursuit avec des engins automatiques (orbiteurs, atterrisseurs, véhicules automobiles robotisés).Espace et sociétéMême s'il n'existe qu'un nombre restreint de puissances spatiales, c'est-à-dire de pays capables de construire et de lancer des engins spatiaux, il semble difficile aujourd'hui de citer un pays au monde qui ne bénéficie pas, d'une manière ou d'une autre, de services apportés par des systèmes spatiaux. Les satellites participent désormais à notre vie quotidienne en jouant un rôle clé dans des domaines aussi divers que la réception des chaînes de télévision et de radio, les communications téléphoniques et Internet, la météorologie, la sécurité civile ou militaire, la navigation, la protection de l'environnement, etc. L'espace est devenu un véritable enjeu politique et industriel.Repères chronologiques1957 : 4 octobre : premier satellite artificiel (Spoutnik 1, U.R.S.S.).1961 : 12 avril : premier vol spatial humain (I. Gagarine, U.R.S.S., 1 révolution autour de la Terre en 108 min).1962 : 20 février : premier vol orbital américain (J. Glenn) ; 14 décembre : premier survol réussi d'une planète (Vénus) par une sonde spatiale (Mariner 2, É.-U.).1963 : 16 juin : premier vol spatial féminin (V. Terechkova, U.R.S.S.) [le suivant n'aura lieu qu'en 1977].1965 : 18 mars : première sortie extravéhiculaire dans l'espace (A. Leonov, U.R.S.S.).1966 : 16 mars : premier amarrage dans l'espace, entre la cabine Gemini 8 et une cible Agena (É.-U.).1967 : 24 avril : première victime humaine d'un vol spatial (V. Komarov, U.R.S.S.).1968 : 21-27 décembre : première mission lunaire pilotée (Apollo 8, É.-U.).1969 : 21 juillet : premier débarquement d'astronautes sur la Lune (N. Armstrong, E. Aldrin, É.-U.).1971 : 19 avril : mise en orbite de la première station orbitale (Saliout 1, U.R.S.S.).1975 : 17 juillet : amarrage spatial américano-soviétique Apollo-Soïouz.1976 : 20 juillet et 3 septembre : atterrissage des sondes Viking (É.-U.) sur la planète Mars.1979 : 24 décembre : premier vol (réussi) de la fusée européenne Ariane.1981 : 12-14 avril : premier vol de la navette spatiale américaine (orbiteur : Columbia).1984 : 11 avril : première réparation dans l'espace d'un satellite artificiel.1986 : 24 janvier : survol de la planète Uranus par la sonde Voyager 2 (É.-U.) ; 28 janvier : explosion en vol de la navette spatiale américaine (orbiteur : Challenger).1989 : 24 août : survol de la planète Neptune par la sonde Voyager 2 (É.-U.).1990 : 25 avril : mise en orbite autour de la Terre du télescope spatial Hubble (É.-U./Europe), de 2,40 m de diamètre.1993 : 4-9 décembre : première mission de réparation en orbite du télescope spatial Hubble.1995 : 22 mars : retour sur la Terre de V. Poliakov (Russie), à l'issue d'un vol spatial de 437 j 18 h (record de présence dans l'espace en un seul vol).1997 : 4 juillet : atterrissage sur la planète Mars de la sonde Mars Pathfinder (É.-U.), porteuse du véhicule robotisé Sojourner.1998 : 7 décembre : assemblage en orbite des premiers éléments de la Station spatiale internationale2003 : 1er février : dislocation dans l'atmosphère, au retour d'une mission, de la navette spatiale américaine (orbiteur : Columbia) ; 15 octobre : premier vol spatial humain chinois.2004 : 4 janvier : atterrissage sur Mars de la sonde américaine Mars Exploration Rover 1 (Spirit) ; 26 janvier : atterrissage sur Mars de la sonde américaine Mars Exploration Rover 2 (Opportunity) ; 21 juin : premier vol suborbital d'un engin spatial piloté privé, SpaceShipOne (É.-U.).2005 : 14 janvier : descente de la sonde européenne Huygens dans l'atmosphère de Titan.

GÉOMÉTRIEQuand le mot « espace » est employé seul, il correspond au prolongement logique des notions de droite et de plan, comme « volume » est celui des notions de segment et surface. Les solides, les dièdres, trièdres, polyèdres, corps ronds, etc., seront des modèles ou des matérialisations de ce que, en géométrie classique, on appelle espace : d'où l'expression géométrie dans l'espace.La notion d'espace répond au souci de représenter l'ensemble des points matérialisables par ceux qui se trouvent au-dessus et au-dessous d'une surface plane. Comme sur cette dernière, il sera nécessaire d'y définir des axiomes qui permettront de s'y « mouvoir » en concordance avec les « expériences » que l'on sera amené à faire en pratique. Les axiomes de la géométrie euclidienne sont par exemple très suffisants pour beaucoup d'expériences physiques (mécaniques entre autres) qui ont lieu dans un « cadre restreint ».Dès que le mot est accompagné d'un adjectif, c'est ce dernier qui donne presque tout son sens à l'expression. (→ espace affine, euclidien, projectif, hermitien, hilbertien, vectoriel, métrique.)

PSYCHOLOGIELa perception de l'espace est produite par l'intégration des données visuelles, auditives et proprioceptives. Seules les données visuelles sont quantifiables (mesurées en mètres par exemple), donc immédiatement intellectualisées. Les autres données permettent d'établir de proche en proche, entre les objets, des relations spatiales. La perception de l'espace est possible parce que les deux yeux donnent chacun une image optique différente et dont l'analyse par le système nerveux aboutit à une image unique avec la profondeur (disparation). Le système auditif fonctionne sur un schéma comparable.L'espace perceptif visuel est expérimentalement divisible en trois plans : 1° le plan médian apparent (ce que l'on voit droit devant soi) ; 2° l'horizon apparent (lieu des points qui nous apparaissent à égale distance du haut et du bas) ; 3° le plan frontal apparent (lieu des points perçus par le sujet comme également distants de lui). De nombreuses expériences de psychologie expérimentale permettent d'affiner et de spécifier ces plans. La théorie psychogénétique de Piaget (champ sensoritonique) est aujourd'hui encore l'approche la plus pertinente pour rendre compte de l'acquisition de la perception de l'espace par l'enfant et des modes d'intégration des sources sensorielles qui la rendent effective.
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