1. air

nom masculin
(latin aer, du grec aêr)

Cet article fait partie du DOSSIER consacré à l'air.

Fluide gazeux composé, constituant l'atmosphère terrestre : Inspiration, expiration de l'air par les poumons. Air de la campagne, des grandes villes.
Ce fluide en tant qu'il se déplace, qu'il est agité de divers mouvements ; vent, brise : Chaleur étouffante, sans un souffle d'air.
Atmosphère, ambiance d'un milieu humain, climat psychologique, etc. : Respirer l'air du pays natal.
L'air, les airs, l'espace occupé par l'atmosphère au-dessus du sol terrestre, où se meuvent les oiseaux, les aéronefs, des engins ou des projectiles divers : S'élever dans les airs.
De l'air, se dit des activités, des institutions qui ont trait à l'aviation, à la navigation aérienne, aux transports aériens : Musée de l'Air.
À l'air, à découvert ou exposé à l'extérieur, au-dehors.
À l'air libre, hors d'un lieu fermé.
Changer d'air, aller ailleurs, sous un autre climat plus bénéfique ; familier, quitter quelqu'un, un lieu, une situation qui pèse, et aller vivre ailleurs.
Dans l'air, qui est latent, sur le point de se répandre dans le public, ou qui est imminent, sur le point de se produire : Cette idée est dans l'air.
Populaire. De l'air !, déguerpissez !
Donner de l'air à quelque chose, l'aérer.
En l'air, vers le haut, dans la direction opposée au sol ; sans appui au sol.
En, au, de plein air, au-dehors, à l'extérieur des maisons, et en particulier dans des espaces verts ou à l'extérieur des villes.
Être en l'air, mettre quelque chose en l'air, être, mettre en désordre, sens dessus dessous.
Populaire. Ficher (ou fiche), flanquer, foutre quelque chose en l'air, jeter un objet, s'en débarrasser ; renoncer à une activité, la laisser tomber ; abîmer, détériorer quelque chose ; faire échouer une entreprise, un projet.
Le grand air, lieu où l'air est pur.
Populaire. Jouer la fille de l'air, prendre la fuite, disparaître discrètement ou s'évader.
Libre comme l'air, entièrement libre.
Populaire. Ne pas manquer d'air, avoir du toupet.
Parler en l'air, avec légèreté, sans informations précises.
Paroles, promesses, etc., en l'air, qui n'ont aucun caractère sérieux, aucune valeur.
Prendre l'air, sortir, aller se promener au-dehors ; décoller, s'envoler, en parlant d'un avion.
Familier. Remuer de l'air, se faire remarquer, attirer l'attention sur soi.
Populaire. S'envoyer en l'air, s'offrir un moment de plaisir, par l'amour, la drogue, etc.
Vivre de l'air du temps, subsister sans ressources régulières.Armement Missile air-air, missile antiaérien lancé d'un aéronef. Missile air-sol, missile tactique lancé d'un aéronef sur un objectif terrestre limité (par exemple un char). Missile air-surface, missile tactique ou stratégique lancé d'un aéronef sur un objectif terrestre ou maritime.Chorégraphie En l'air, indique que le pas s'exécute en quittant le sol, par opposition à à terre.Mécanique Montage en l'air, sur un tour, procédé de fixation d'une pièce, consistant à en serrer une extrémité dans le mandrin, l'autre étant libre.Médecine Médecine de l'air, étude des problèmes biologiques et physiologiques posés par le vol en haute altitude et par la protection de la santé des personnels navigants. (Elle s'étend aujourd'hui aux problèmes posés par les vols spatiaux.) [Synonyme : médecine aéronautique.]Militaire Armée de l'air, ensemble des forces aériennes militaires françaises, hormis l'aviation légère de l'armée de terre (A.L.A.T.) et l'aéronautique navale.Pathologie Mal de l'air, ensemble de troubles qui apparaissent chez certains sujets au cours du vol en avion.Physique Air humide, air réel, contenant de la vapeur d'eau, par opposition à l'air sec dont celle-ci est absente.Technique Air comprimé, air dont on a diminué le volume par compression, pour en augmenter la pression, en vue de son utilisation lors de sa détente.

Historique de l'analyse de l'airLes Anciens croyaient que l'air était l'un des quatre éléments de la nature. En 1668, John Mayow soupçonna l'existence de l'oxygène, découvert par Joseph Priestley, en 1774. Antoine Laurent de Lavoisier, en 1777, fit la première analyse de l'air. Enfin, William Ramsay, frappé par la différence de densité (1/200) entre l'azote extrait d'un composé azoté et l'azote extrait de l'air par enlèvement de l'oxygène, découvrit les gaz rares.Composition chimique de l'airL'air est un mélange qui, débarrassé de la vapeur d'eau et du gaz carbonique (air pur), a une composition remarquablement constante en volume : 78,09 % d'azote, 20,95 % d'oxygène, 0,93 % d'argon, 0,001 8 % de néon, 0,000 524 % d'hélium, etc. La teneur de l'air en vapeur d'eau varie selon son état hygrométrique, ou humidité relative. Sa teneur en dioxyde de carbone (ou gaz carbonique) est d'environ 0,03 %.Caractéristiques physiques de l'airCouleur du cielL'air est un gaz dénué d'odeur et de saveur ; incolore et transparent sous une faible épaisseur, il devient bleu sous une grande épaisseur par suite de la diffusion de la lumière par les molécules le constituant (phénomène découvert par John Tyndall et John Rayleigh).Pression de l'airSa pesanteur a été mise en évidence par Galilée. Un litre d'air pur, à 0 °C et sous 76 cm de mercure (1 013 hPa), pèse 1,293 g. La pression atmosphérique, qui résulte de cette pesanteur, a été prouvée par Evangeslista Torricelli à Florence en 1643. (→ baromètre.)L'air liquideConsidéré longtemps comme un gaz permanent, l'air a été liquéfié en 1877 par Louis Paul Cailletet et par Raoul Pierre Pictet. Carl von Linde, en 1895, a rendu cette opération industrielle ; le rendement a été amélioré par le procédé de Georges Claude en 1902. L'air liquide est incolore ; il bout de– 193 °C à – 182 °C. Sa distillation fractionnée permet de préparer l'azote, l'oxygène et les gaz rares.Les réactions chimiques de l'airL'air agit par son oxygène (combustion, oxydation, respiration) et par ses impuretés (vapeur d'eau, gaz carbonique) qui provoquent la corrosion : l'aluminium s'oxyde, le fer s'oxyde et s'hydrate ; le cuivre, le zinc, le plomb, sous la triple action de l'oxygène, de l'eau et du gaz carbonique, se recouvrent d'une couche de carbonate basique.Utilisations de l'airEn raison de son abondance, l'air est utilisé soit comme fluide moteur (air comprimé), soit comme matière première ; par liquéfaction, il est possible de séparer les nombreux gaz qui le constituent : oxygène, azote et gaz rares (argon, hélium, néon, krypton, xénon).Air compriméIl a de nombreuses applications du fait de sa facilité d'emploi aux pressions inférieures à 10 bars. Fluide de transport d'énergie, il est à la base du fonctionnement des vérins pneumatiques, des turbines à air et de certains outils à percussion (marteau piqueur, entre autres), et sert également dans les éjecteurs, les pulvérisateurs et le transport de matériaux pulvérulents.L'air suit les lois de dilatation et de compressibilité des gaz parfaits. La masse volumique de l'air à 0 °C et à la pression normale (1 013 hPa) est de 1,293 kg/m3.Comme agent comburant, l'air comprimé est utilisé à très grande échelle dans les combustions et pour les traitements oxydants, notamment dans les industries métallurgiques et chimiques. L'air comprimé est produit par des compresseurs, qui sont des machines alternatives ou rotatives. L'addition d'un grand nombre d'étages permet de réaliser des machines qui atteignent des pressions très élevées (plus de 100 bars).Air liquideLes gaz liquéfiés ont une très grande puissance frigorifique ; de ce fait, ils offrent une importante gamme d'applications : en métallurgie, la trempe et le filage des métaux s'effectuent dans de meilleures conditions ; en plasturgie, l'extrusion-soufflage des plastiques et l'ébavurage des caoutchoucs sont facilités grâce au durcissement apporté par l'azote liquide ; de même, le durcissement cryogénique permet la mise en forme des matériaux mous ou leur broyage en poudre très fine. Dans les travaux publics, la congélation des sols par la circulation de liquides cryogéniques permet leur consolidation temporaire, et facilite ainsi le travail en terrain instable. Cette technique est tout particulièrement employée pour le creusement de tunnels sous les rivières ou les routes. L'industrie agroalimentaire utilise la surgélation pour bloquer la prolifération microbienne tout en respectant la structure des produits fragiles et en sauvegardant l'arôme.

PATHOLOGIECaractérisé d'abord par une sensation de déséquilibre, d'insécurité, puis par un état nauséeux et des vomissements, le mal de l'air est dû à l'excitation anormale de la partie vestibulaire de l'oreille interne par les mouvements de l'avion.

TECHNIQUEProduit par un ou plusieurs compresseurs, distribué par canalisations, avec éventuellement des réservoirs tampons, l'air comprimé a de nombreuses applications dans l'industrie : commande d'actionneurs pneumatiques (vérins, moteurs utilisés notamment dans les outillages portatifs), jets d'air pour nettoyer les machines et éjecter des pièces ; projection de poudres abrasives, de ciment, de béton, etc., pulvérisation de peintures, de lubrifiants, de combustibles, trempe à l'air de pièces métalliques, sustentation et manutention par coussin d'air, transport et fluidisation de matériaux pulvérulents, soufflage en métallurgie. L'air comprimé sert aussi pour le contrôle, la mesure et la régulation de processus industriels, dans lesquels la variation de la section d'écoulement constitue en général le signal traité (fluidique).
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